2006 - 2016 : hunger for life!


Ils sont plusieurs artistes à avoir choisi de s’exprimer à travers le geste. Pour eux c’est l’énergie qui compte, l’appétit c’est la vie !

C’est avec plaisir que nous soutenons un peintre abstrait lyrique comme Charles de Ponteves.  Dans ces temps sombres voire autant d’optimisme et d’énergie aux couleurs printanières vivifie nos sens.

A number of artists have chosen to express themselves through gesture. For them, it’s the energy that counts : hunger for life! It is with pleasure that we support a  lyrical abstract painter such as RUFFI . In these dark times, seeing so much optimism and energy inspring-like colours vivifies our senses.

 Il peint depuis toujours. Il se sent libre, il peint avec dynamisme et détermination. L’art évanescent de l’écriture, l’esprit mallarméen des sens cachés, son prédécesseur, l’artiste américain Cy Twombly les a intégrés à la peinture. Ruffi s’inscrit dans la lignée des artistes gestuels, exprimant ses émotions individuelles avec un raffinement proustien.

He has always painted. He feels free, he paints dynamically and with determination. The evanescent art of writing, the Mallarmean spirit of hidden meanings. RUFFI  falls within the tradition of gestural artists, expressing his individual emotions with Proustian refinement.


Dans ses meilleures toiles, il n’y a rien à comprendre, mais tout à prendre, à recevoir. Ses toiles frémissent comme la musique enjouée de Mozart, car tout est harmonie. Ses espiègleries graphiques nous font voir ce que nous voulons : Des Bacchus, des paysages, des rivières, la nature changeante et toujours en mouvement. Créer et non recopier, n’est pas là la mission de l’artiste ?

In his best paintings, there is nothing to understand, but everything to take and receive. His paintings ripple like Mozart’s lively music, because all is harmonious. His graphic tricks let us see what we want to see: Bacchi, landscapes, rivers, a constantly evolving natural world. Creating and not copying: is that not the artist’s mission?

 Les traits dansent, se courbent, s’énervent, s’intensifient comme des petites colères rouges, oranges, ou vertes. Couleurs acidulées couleurs printanières remplies de sève, prêtes à éclater. Dans son diptyque gris, les nuances s’amassent dans des tensions troubles, à l’image de l’inconscient renfrogné puis se dispersent, s’adoucissent et s’effacent comme une fumée qui disparaît peu à peu. L’artiste peint avec un désintéressement aristocratique et avec la fougue d’un jeune ténor. « Le tableau se joue comme un solo », écrivait en 1973 George Mathieu, « la mobilisation de toutes les forces psychiques en une fête suprême, la volonté de s’oublier pour être, l’instauration d’un état second,d’une extase, d’un délire. »

Lines dance, curve, rebel and intensify like small red, orange or green fits of rage. Acidulous colours, spring colours full of sap, ready to burst. In his grey diptych, the shades are amassed in murky tensions, like a sullensubconscious, then disperse, soften and fade like smoke gradually disappearing from view. The artist paints with aristocratic neutrality and with the passion of a young tenor. 

By Ileana Cornéa, art critic at Artension

 

iléana CORNEA